<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0"><channel><title>Un peu d'histoire</title><link>https://www.laboratorioaltevalli.it:443/fr/categorieblogpost/un-peu-d-histoire</link><description>Un peu d'histoire</description><item><title>Le village médiéval d'Exilles et ses églises</title><link>https://www.laboratorioaltevalli.it:443/nouvelles/le-village-medieval-d-exilles-et-ses-eglises</link><description>&lt;p&gt;L'histoire de l'ancienne &lt;strong&gt;Exilles&lt;/strong&gt; (Excingomagus des Celtes et Exmilia des Romains) est moins li&amp;eacute;e &amp;agrave; celle de la forteresse du m&amp;ecirc;me nom qu'on ne pourrait le croire. D&amp;egrave;s l'Antiquit&amp;eacute;, des ouvrages militaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;rig&amp;eacute;s dans la r&amp;eacute;gion, tenus par une autorit&amp;eacute; centrale (d'abord les empereurs romains, puis les Dauphins, le roi de France et enfin le roi de Sardaigne), mais les garnisons des forteresses ont &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; recrut&amp;eacute;es dans des pays lointains qui n'avaient rien en commun avec les habitants locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forteresse a presque toujours servi de base logistique pour &lt;strong&gt;contr&amp;ocirc;ler les fronti&amp;egrave;res&lt;/strong&gt; du Pi&amp;eacute;mont et de la France et, en cas de raids, le village &amp;eacute;tait le premier &amp;agrave; en subir les cons&amp;eacute;quences. On se souvient &amp;agrave; cet &amp;eacute;gard du massacre de juin 1453 par le duc Lodovico de Savoie, qui saccagea le village et massacra les habitants. Puis il y eut de nombreuses incursions vaudoises entre 1560 et 1574, et en 1650 le village fut incendi&amp;eacute; et mis &amp;agrave; sac par une bande de d&amp;eacute;serteurs et de soldats de la cavalerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, au cours du Moyen &amp;Acirc;ge et jusqu'aux XVIIe et XVIIIe si&amp;egrave;cles, les actions de pillage contre les villages frontaliers &amp;eacute;taient fr&amp;eacute;quentes sans que les garnisons des forteresses aient la possibilit&amp;eacute; d'intervenir. C'est pourquoi la ville d'Exilles, qui avait derri&amp;egrave;re elle une forteresse aussi importante, disposait de ses propres fortifications et d'un abri pour abriter les habitants et le ravitaillement pendant les si&amp;egrave;ges, s&amp;eacute;parant ainsi son histoire militaire de celle de la forteresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/inline-images/1 Exilles - Federico Milesi.jpeg" border="0" alt="Il borgo di Exilles visto dall'alto (Federico Milesi)" data-entity-type="file" data-entity-uuid="2afabe91-59da-47c8-bce7-d628e4373361" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le village d'Exilles vu d'en haut (Federico Milesi).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agglom&amp;eacute;ration &amp;eacute;tait et est toujours constitu&amp;eacute;e1 par un quadrilat&amp;egrave;re d&amp;eacute;limit&amp;eacute; par les quatre rues principales du village.&amp;nbsp;La zone b&amp;acirc;tie s'est progressivement d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;e au cours des si&amp;egrave;cles &amp;agrave; partir d'une forteresse m&amp;eacute;di&amp;eacute;vale classique de forme carr&amp;eacute;e qui est encore clairement reconnaissable dans le tissu du village.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; l'int&amp;eacute;rieur de cet ensemble de b&amp;acirc;timents, on ne pouvait entrer que par des portes, appel&amp;eacute;es "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;C&amp;ocirc;r&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;" (en patois andito, passage couvert), une au centre du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de Suse, une au centre du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de la Doire, une au centre du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; d'Oulx et deux vers la montagne. Les maisons qui se trouvent sur les c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s du quadrilat&amp;egrave;re ont toutes une caract&amp;eacute;ristique particuli&amp;egrave;re : ce sont des caves et leur plancher est 70 centim&amp;egrave;tres plus bas que le niveau du sol ; en outre, on y trouve des linteaux de passages qui &amp;eacute;taient probablement communicants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y avait aucun b&amp;acirc;timent &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur de l'abri et l'espace ouvert servait d'abri pour les troupeaux en cas d'agression et de si&amp;egrave;ge. Le village &amp;eacute;tait divis&amp;eacute;, dans le sens est-ouest, en trois zones : &lt;em&gt;Corlote, Charri&amp;egrave;re et Chacl&amp;agrave;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Corlote&lt;/strong&gt; &amp;eacute;tait l'int&amp;eacute;rieur du quadrilat&amp;egrave;re central, tandis que &lt;strong&gt;Charri&amp;egrave;re&lt;/strong&gt; &amp;eacute;tait l'ancienne rue de France (aujourd'hui Via Roma) au bout de laquelle, en amont et en aval, deux goulots d'&amp;eacute;tranglement sont visibles, traces des anciennes portes qui fermaient les entr&amp;eacute;es. Les constructions qui font face &amp;agrave; cette voie forment une s&amp;eacute;rie de petits abris accol&amp;eacute;s les uns aux autres. On en compte encore sept, dont le plus ancien est celui de la ruelle Saint-Antoine au Borg du Crin (la tradition veut qu'il y ait eu &amp;agrave; l'int&amp;eacute;rieur une forteresse qui servait d'h&amp;ocirc;pital aux Antoniens qui, comme on le sait, soignaient l'ergotisme et le zona avec du lard de porc). Une statuette originale y est encore visible &amp;agrave; c&amp;ocirc;t&amp;eacute; d'une peinture r&amp;eacute;cente d'une qualit&amp;eacute; artistique na&amp;iuml;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au centre de la &lt;em&gt;Charri&amp;egrave;re&lt;/em&gt;, court encore un foss&amp;eacute; aliment&amp;eacute; par les eaux du ruisseau de Galambra, alors appel&amp;eacute; "Biarje", semblable &amp;agrave; celui de la &lt;em&gt;Grande Garguille&lt;/em&gt; &amp;agrave; &lt;strong&gt;Brian&amp;ccedil;on&lt;/strong&gt; et remplissant sans doute la m&amp;ecirc;me fonction lors des incendies.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LIRE AUSSI : &lt;a href="/blog/escursioni-e-passeggiate/bienvenue-briancon-un-tour-nella-citta-fortificata-piu-alta-deuropa" hreflang="it"&gt;&amp;ldquo;Bienvenue &amp;agrave; Brian&amp;ccedil;on&amp;rdquo;: un tour nella citt&amp;agrave; fortificata pi&amp;ugrave; alta d'Europa&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h3&gt;L'&amp;Eacute;GLISE PAROISSIALE DE SAN PIETRO&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A l'extr&amp;eacute;mit&amp;eacute; sud de la &lt;em&gt;Charri&amp;egrave;re&lt;/em&gt;, sur une place &amp;eacute;troite, se trouve l'actuelle &lt;strong&gt;&amp;eacute;glise paroissiale&lt;/strong&gt;, datant du XVe si&amp;egrave;cle et d&amp;eacute;di&amp;eacute;e &amp;agrave; saint Pierre. Cette &amp;eacute;glise se trouve &amp;agrave; l'emplacement d'une basilique pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tienne, probablement d&amp;eacute;di&amp;eacute;e &amp;agrave; Marie : en t&amp;eacute;moignent les chapiteaux visibles &amp;agrave; un demi-m&amp;egrave;tre de hauteur sur les deux premiers piliers de la nef, qui attestent de l'existence de colonnes en dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fa&amp;ccedil;ade, dont le portail d'entr&amp;eacute;e est surmont&amp;eacute; d'arcs bris&amp;eacute;s, se termine par une corniche en arc bris&amp;eacute;. A droite du portail, on peut voir les signes h&amp;eacute;raldiques caract&amp;eacute;ristiques du Dauphin&amp;eacute; et les fleurs de lys de France. Le ma&amp;icirc;tre-autel date de 1682 et un tabernacle en bois sculpt&amp;eacute; est conserv&amp;eacute; dans la nef droite, d'o&amp;ugrave;, selon la tradition, l'ostensoir avec l'hostie consacr&amp;eacute;e aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute; lors du sac de 1453.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/inline-images/2 Exilles_ Parrocchiale San Pietro_ Retable Altare Maggiore_ Interno.jpg" border="0" alt="Parrocchiale San Pietro, Retable Altare Maggiore" data-entity-type="file" data-entity-uuid="23955712-47be-485d-8ac5-3b568ceff88c" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Exilles, &amp;eacute;glise paroissiale Saint-Pierre, retable du ma&amp;icirc;tre-autel.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&amp;eacute;gende raconte que le butin fut charg&amp;eacute; sur un mulet et transport&amp;eacute; &amp;agrave; Turin, o&amp;ugrave; l'animal s'agenouilla et ne voulut pas aller plus loin. Le pyxide s'ouvrit et l'hostie consacr&amp;eacute;e s'&amp;eacute;leva : ce fut le &lt;strong&gt;miracle du Saint-Sacrement,&lt;/strong&gt; en souvenir duquel fut construite l'&amp;eacute;glise du Corpus Christi, dessin&amp;eacute;e par Ascanio Vittozzi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chacl&amp;agrave;&lt;/strong&gt;, connue sous le nom de "Chatellard" dans des documents plus r&amp;eacute;cents, est la partie sud du village et constituait la porte fortifi&amp;eacute;e sous le rocher. Les maisons qui l'entourent portent encore des traces visibles de leur a&lt;strong&gt;ncienne fonction militaire&lt;/strong&gt; : tours, chemins de ronde et meurtri&amp;egrave;res. Le seul exemple qui subsiste de cette ligne de fortifications, &amp;agrave; part le chemin de ronde du Vicolo della Torre, est la tour de pierre qui reste sur&amp;eacute;lev&amp;eacute;e dans le Vicolo San Giovanni. Le sommet du rocher a peut-&amp;ecirc;tre abrit&amp;eacute; un "oppidum" celtique, une base militaire et un poste d'observation pour les guerriers du roi cottien Donno, qui s'&amp;eacute;taient r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s dans les montagnes pour &amp;eacute;chapper aux Romains.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class="western" align="justify"&gt;LA CHAPELLE DE SAINT ROCH ET SAINT SEBASTIEN&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La partie sud, en aval du village, prenait le nom de "&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Catra Vi&amp;agrave;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;" et atteignait le carrefour routier auquel conduisait l'ancienne route celtique qui, sur le c&amp;ocirc;t&amp;eacute; gauche orographique, montait de Suse &amp;agrave; Cels en passant par La Maddalena. Cet embranchement routier &amp;eacute;tait probablement li&amp;eacute; &amp;agrave; l'ancien itin&amp;eacute;raire mentionn&amp;eacute; par Ammiano Marcellino dans le quinzi&amp;egrave;me livre des Histoires et atteignait le col d'Ambin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/-2022-11/Exilles%20San%20Rocco.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;&lt;em&gt;La chapelle sur une carte postale de 1929 (Archives priv&amp;eacute;es de la famille Reymond).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;C'est ici que se trouve la chapelle d&amp;eacute;di&amp;eacute;e aux saints Roch et S&amp;eacute;bastien, l'une des derni&amp;egrave;res chapelles de la r&amp;eacute;gion encore priv&amp;eacute;e, qui abrite, &amp;agrave; c&amp;ocirc;t&amp;eacute; d'un autel secondaire, une statue que E. Patria attribue &amp;agrave; saint Antoine.&lt;/p&gt;
&lt;p class="p2"&gt;La petite &amp;eacute;glise a &amp;eacute;t&amp;eacute; command&amp;eacute;e par Pierre Odiard, consul d'Exilles, en 1660.&lt;/p&gt;
&lt;p class="p2"&gt;La confr&amp;eacute;rie des P&amp;eacute;nitents Blancs, appel&amp;eacute;e en ancien dialecte les &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Batu&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, fut l'un des derniers grands mouvements p&amp;eacute;nitentiels &amp;agrave; se manifester en Europe au cours du Moyen-&amp;Acirc;ge. Ils &amp;eacute;taient pr&amp;eacute;sents &amp;agrave; Exilles, o&amp;ugrave; on leur a attribu&amp;eacute; l'autel nord de l'&amp;eacute;glise principale d&amp;eacute;di&amp;eacute;e &amp;agrave; saint S&amp;eacute;bastien, leur saint patron.&lt;/p&gt;
&lt;p class="p2"&gt;Lorsque la petite &amp;eacute;glise fut d&amp;eacute;di&amp;eacute;e &amp;agrave; saint Roch et saint S&amp;eacute;bastien, les Batu quitt&amp;egrave;rent l'autel de la nef nord de l'&amp;eacute;glise principale pour se r&amp;eacute;unir dans le nouvel &amp;eacute;difice sacr&amp;eacute;, jusqu'&amp;agrave; ce que des d&amp;eacute;saccords avec Pierre Odiard les ram&amp;egrave;nent dans l'&amp;eacute;glise principale.&lt;/p&gt;
&lt;p class="p1"&gt;Elle conserve un linteau en gr&amp;egrave;s avec trois croix sculpt&amp;eacute;es et quelques sculptures pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tiennes dans l'angle nord-ouest : une figure humaine transperc&amp;eacute;e par des fl&amp;egrave;ches, probablement saint S&amp;eacute;bastien, un arc et des fl&amp;egrave;ches, un javelot et un cheval.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/inline-images/14esterno.jpg" border="0" alt="Architrave in pietra" data-entity-type="file" data-entity-uuid="186f369d-43e9-4299-8392-f9eac4b3a470" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces bas-reliefs peuvent provenir du terrain de l'ancien cimeti&amp;egrave;re que Pierre Capoul a achet&amp;eacute; et donn&amp;eacute; pour la construction de la chapelle en 1658, ou &amp;ecirc;tre pr&amp;eacute;sents in situ : lors des fouilles du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; ouest r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es pour former l'all&amp;eacute;e derri&amp;egrave;re l'&amp;eacute;difice, des &lt;strong&gt;squelettes&lt;/strong&gt; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;terr&amp;eacute;s dans la chaux, s&amp;eacute;pulture r&amp;eacute;serv&amp;eacute;e aux pestif&amp;eacute;r&amp;eacute;s. Cela laisse supposer l'existence d'un &amp;eacute;difice cultuel plus ancien, r&amp;eacute;am&amp;eacute;nag&amp;eacute; a&lt;strong&gt;pr&amp;egrave;s la peste en 1600&lt;/strong&gt; et d&amp;eacute;di&amp;eacute; aux&lt;strong&gt; saints Roch et S&amp;eacute;bastien.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les sculptures pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tiennes&lt;/strong&gt; se pr&amp;ecirc;tent &amp;agrave; diverses interpr&amp;eacute;tations, que l'&amp;eacute;tude d&amp;eacute;taill&amp;eacute;e de Marco Cibonfa r&amp;eacute;sume comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li class="p1"&gt;
&lt;p&gt;Au nord : cycle sur saint S&amp;eacute;bastien, famille chr&amp;eacute;tienne et fen&amp;ecirc;tre en arc bris&amp;eacute; avec lys de France, dauphins de Vienne et ange ail&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li class="p2"&gt;
&lt;p&gt;Sud : St Roch, cycle sur St Peter.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li class="p2"&gt;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; l'ouest : des symboles pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tiens qui pourraient &amp;ecirc;tre encore plus anciens (coquillage).&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li class="p1"&gt;
&lt;p&gt;Est : fa&amp;ccedil;ade principale avec le Golgotha, la date de construction, le nom du client-propri&amp;eacute;taire (Pierre Odiard) et d'autres symboles pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tiens &amp;agrave; la base (poissons, cercles).&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/inline-images/3 esterno.jpg" border="0" alt="La cappella di San Rocco e San Sebastiano" data-entity-type="file" data-entity-uuid="bfa0fc9b-5528-45e1-a6ee-899576e31942" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les seuls signes qui ne peuvent &amp;ecirc;tre interpr&amp;eacute;t&amp;eacute;s sont ceux qui ont disparu, vol&amp;eacute;s dans les ann&amp;eacute;es d'apr&amp;egrave;s-guerre : il s'agit des socles pal&amp;eacute;ochr&amp;eacute;tiens qui se trouvaient dans le cadre carr&amp;eacute; d'un m&amp;egrave;tre et demi du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; nord-ouest, compl&amp;eacute;tant la crucifixion de saint Pierre, et d'un bas-relief d&amp;eacute;di&amp;eacute; &amp;agrave; saint Roch qui &amp;eacute;tait ins&amp;eacute;r&amp;eacute; dans l'&amp;eacute;dicule (aujourd'hui mur&amp;eacute;) du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la pr&amp;eacute;sence de l'&amp;eacute;difice t&amp;eacute;moigne d'une vie associative active si l'on pense qu'Exilles ne comptait pas moins de quatre confr&amp;eacute;ries religieuses (Confr&amp;eacute;rie du Saint-Esprit, du Rosaire, des P&amp;eacute;nitents et du Saint-Sacrement, toutes vou&amp;eacute;es &amp;agrave; des fins religieuses et caritatives) au XVIIe si&amp;egrave;cle, qui ont eu un grand impact pendant les p&amp;eacute;riodes de conflit comme celles des luttes religieuses et qui ont donn&amp;eacute; l'exemple d'une petite d&amp;eacute;mocratie au sein d'un pouvoir eccl&amp;eacute;siastique central.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;1 Ettore Patria, "Notizie su un antico borgo romano-medievale : Exilles", dans "Segusium" juin 1971, ann&amp;eacute;e VIII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Sur cet aspect (la damnatio memoriae, la r&amp;eacute;interpr&amp;eacute;tation des &amp;eacute;difices cultuels pa&amp;iuml;ens et chr&amp;eacute;tiens au fil du temps), voir Marco Cibonfa, "La cappella di Exilles dedicata ai santi Rocco e Sebastiano" in "Segusium".&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous remercions Marco Cibonfa pour ses conseils et ses &amp;eacute;claircissements.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:56:00 GMT</pubDate><guid isPermaLink="true">https://www.laboratorioaltevalli.it:443/nouvelles/le-village-medieval-d-exilles-et-ses-eglises</guid></item><item><title>Qui était le Masque de Fer, l'homme emprisonné à Exilles de 1681 à 1687 ?</title><link>https://www.laboratorioaltevalli.it:443/nouvelles/qui-etait-le-masque-de-fer-l-homme-emprisonne-a-exilles-de-1681-a-1687</link><description>&lt;p&gt;Depuis des si&amp;egrave;cles, l&amp;eacute;gendes et suppositions circulent sur la v&amp;eacute;ritable identit&amp;eacute; du &lt;strong&gt;Masque de Fer&lt;/strong&gt;. Cet homme, qui a r&amp;eacute;ellement exist&amp;eacute; et qui est n&amp;eacute; en 1638 &amp;agrave; Paris, a &amp;eacute;t&amp;eacute; fait prisonnier sous le r&amp;egrave;gne de Louis XIV. Son histoire a inspir&amp;eacute; Alexandre Dumas p&amp;egrave;re, qui l'a d&amp;eacute;crit dans son roman Le Vicomte de Bragelonne.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Masque de Fer a un lien avec le Val de Suse car une partie de sa longue d&amp;eacute;tention s'est d&amp;eacute;roul&amp;eacute;e &amp;agrave; l'&lt;strong&gt;int&amp;eacute;rieur du Fort d'Exilles&lt;/strong&gt;, o&amp;ugrave; il a &amp;eacute;t&amp;eacute; emprisonn&amp;eacute; de 1681 &amp;agrave; 1687. Son nom vient du fait que l'identit&amp;eacute; du prisonnier &amp;eacute;tait dissimul&amp;eacute;e par un masque de velours noir, attach&amp;eacute; &amp;agrave; la t&amp;ecirc;te par des courroies m&amp;eacute;talliques.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant son incarc&amp;eacute;ration, l'homme b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficiait d'un traitement qui comprenait une nourriture de qualit&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;reusement offerte, des v&amp;ecirc;tements co&amp;ucirc;teux, des livres et un instrument de musique, le luth, avec lequel il passait son temps dans la cellule. Le Masque de Fer ne pouvait parler &amp;agrave; personne, sauf au confesseur et au m&amp;eacute;decin en cas de probl&amp;egrave;mes de sant&amp;eacute; ; il devait &amp;eacute;galement dissimuler son visage chaque fois qu'il entrait en contact avec quelqu'un.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne pouvait enlever son masque que pour se nourrir et dormir, dans la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de sa cellule, alors qu'il &amp;eacute;tait oblig&amp;eacute; de le porter lors des promenades dans la cour, surveill&amp;eacute;es par les gardiens. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/inline-images/Il forte in veste autunnale (Forte di Exilles) - Fulvio Giorgi.jpeg" border="0" alt="L'imponente sagoma del Forte di Exilles (foto Fulvio Giorgi)" data-entity-type="file" data-entity-uuid="0141220b-37d2-428b-85e7-cfddfd617c4c" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'imposante silhouette du Fort d'Exilles (photo Fulvio Giorgi).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rumeurs qui ont suivi au fil du temps sont &lt;strong&gt;nombreuses et vari&amp;eacute;es&lt;/strong&gt; : certains ont pr&amp;eacute;tendu qu'il &amp;eacute;tait un ministre du duc de Mantoue coupable d'avoir trahi le roi avec lequel il servait, d'autres ont suppos&amp;eacute; qu'il s'agissait d'un espion appel&amp;eacute; Dubreil.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains jurent qu'il s'agit d'un gentilhomme, un certain Eustache Dauger, protagoniste de scandales sexuels &amp;agrave; Paris, d'autres d'un g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, voire d'un moine jacobin. D'autres penchent pour un serviteur nomm&amp;eacute; La Rivieri, mais certains sp&amp;eacute;culent qu'il pourrait s'agir du surintendant des finances Nicolas Fouquet ou du comte italien Ercole Antonio Mattioli, responsable d'un double jeu contre le souverain.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu des &amp;eacute;changes de personnages et de dates de d&amp;eacute;c&amp;egrave;s, orchestr&amp;eacute;s de main de ma&amp;icirc;tre pour brouiller les pistes et d&amp;eacute;jouer les recherches,&lt;strong&gt; Voltaire&lt;/strong&gt; s'est distingu&amp;eacute; et a voulu aller jusqu'au bout. Emprisonn&amp;eacute; &amp;agrave; la Bastille en 1717, le philosophe fran&amp;ccedil;ais apprend l'existence de ce personnage par les r&amp;eacute;cits des gardiens qui l'ont surveill&amp;eacute; par le pass&amp;eacute;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;Agrave; sa sortie de prison, Voltaire entreprend des recherches et d&amp;eacute;couvre la mort subite du prisonnier &amp;agrave; l'automne 1703. Le corps aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; enterr&amp;eacute; au cimeti&amp;egrave;re Saint-Paul des Champs &amp;agrave; Paris sous le faux nom de Marchiergues ou Marchioly. Les obs&amp;egrave;ques s'&amp;eacute;taient d&amp;eacute;roul&amp;eacute;es en pr&amp;eacute;sence du gouverneur de la Bastille, B&amp;eacute;nigne Dauvergne de Saint-Mars, qui, curieusement, avait toujours &amp;eacute;t&amp;eacute; suivi par le prisonnier dans ses moindres d&amp;eacute;placements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci avaient en effet &amp;eacute;t&amp;eacute; transport&amp;eacute;s du&lt;strong&gt; fort de Pinerolo&lt;/strong&gt; (dont Saint Mars &amp;eacute;tait gouverneur) &lt;strong&gt;&amp;agrave; Exilles,&lt;/strong&gt; puis d&amp;eacute;barqu&amp;eacute;s sur l'&amp;icirc;le Sainte-Marguerite, au large de Cannes, et enfin &amp;agrave; la Bastille. Mais les donn&amp;eacute;es ne concordent pas : le m&amp;eacute;decin de la Bastille indique que le d&amp;eacute;funt avait environ 60 ans, le certificat d'inhumation 15 ans de moins.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;ENTRE L&amp;Eacute;GENDES ET MYST&amp;Egrave;RES, PERSONNE N'A JAMAIS D&amp;Eacute;COUVERT LA V&amp;Eacute;RIT&amp;Eacute;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les investigations de Voltaire n'aboutissent &amp;agrave; aucun r&amp;eacute;sultat, et aucune r&amp;eacute;ponse plausible ne sera trouv&amp;eacute;e dans les ann&amp;eacute;es qui suivront.&amp;nbsp; Les attentions particuli&amp;egrave;res dont le prisonnier a fait l'objet ont fait na&amp;icirc;tre l'id&amp;eacute;e qu'il s'agissait d'une personne particuli&amp;egrave;rement ch&amp;egrave;re au roi.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des deux principales th&amp;eacute;ories avanc&amp;eacute;es par Voltaire, mais jamais confirm&amp;eacute;e, suppose que le Masque de Fer serait le j&lt;strong&gt;umeau ou un demi-fr&amp;egrave;re du roi Louis XIV,&lt;/strong&gt; mis &amp;agrave; l'&amp;eacute;cart pour ne pas interf&amp;eacute;rer avec l'accession au tr&amp;ocirc;ne de son fr&amp;egrave;re. Cette hypoth&amp;egrave;se ne semble toutefois pas fond&amp;eacute;e, car il est impossible que la naissance d'une reine, soumise au strict protocole de la cour, ait &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;touff&amp;eacute;e, &amp;eacute;tant donn&amp;eacute; le nombre de personnes (m&amp;eacute;decin, sages-femmes, personnel de service, dames d'honneur, etc.) qui y assistaient. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/inline-images/LaMascheraDiFerro Pro Loco Pinerolo-795x385.jpeg" border="0" alt="La Maschera di Ferro in un rievocazione storica (foto Pro Loco Pinerolo)" data-entity-type="file" data-entity-uuid="10edc90f-8ac9-425c-8874-bf721f51bd70" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le masque de fer dans une reconstitution historique (photo Pro Loco Pinerolo).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agirait-il donc d'un fils naturel du souverain ? S'agissait-il peut-&amp;ecirc;tre de Louis de Bourbon, comte de Vermandois, l'un de ses enfants ill&amp;eacute;gitimes ? Nul ne peut le dire.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde hypoth&amp;egrave;se identifie le myst&amp;eacute;rieux prisonnier comme le &lt;strong&gt;p&amp;egrave;re naturel du roi.&lt;/strong&gt; Louis XIV est n&amp;eacute; en 1638, mais le mariage de ses parents remonte &amp;agrave; 1615 ; aurait-il pu durer 23 ans sans enfant ? Consid&amp;eacute;rant que 5 ans apr&amp;egrave;s le mariage, les &amp;eacute;poux menaient des vies s&amp;eacute;par&amp;eacute;es dans l'enceinte royale, on a &amp;eacute;mis l'hypoth&amp;egrave;se que, pour &amp;eacute;viter la concurrence de parents pour l'accession au tr&amp;ocirc;ne, Louis XIII, devenu impuissant entre-temps, avait cherch&amp;eacute; un descendant de Bourbon qui, moyennant une forte r&amp;eacute;compense, se pr&amp;ecirc;terait &amp;agrave; la maternit&amp;eacute; de la reine.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&amp;ecirc;tre que, des ann&amp;eacute;es apr&amp;egrave;s la mort de la femme en 1666, le vrai p&amp;egrave;re, remarquant la ressemblance avec son fils, &amp;eacute;tait revenu pour battre le tambour afin d'assurer &amp;agrave; nouveau le silence, &amp;eacute;tant enferm&amp;eacute; et contraint de porter le masque &amp;agrave; vie ? Le myst&amp;egrave;re n'a jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;lucid&amp;eacute;, laissant l'&amp;eacute;nigme irr&amp;eacute;solue.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les trois points fixes de l'affaire demeurent : le prisonnier &amp;eacute;tait inform&amp;eacute; d'un fait grave qui, s'il &amp;eacute;tait r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute;, cr&amp;eacute;erait des probl&amp;egrave;mes aux autorit&amp;eacute;s ; on ne pouvait pas voir son visage, il fallait donc que ce soit quelqu'un de connu ; et on ne pouvait pas se d&amp;eacute;barrasser de lui en le tuant avec du poison et en le faisant dispara&amp;icirc;tre puisqu'il y avait des emp&amp;ecirc;chements politiques ou &amp;eacute;motionnels qui emp&amp;ecirc;chaient une telle action.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&amp;eacute;lange de v&amp;eacute;rit&amp;eacute; et de mensonge, accompagn&amp;eacute; de l&amp;eacute;gende et d'histoire, ainsi que les nombreuses adaptations cin&amp;eacute;matographiques et les livres publi&amp;eacute;s sur l'affaire, ont rendu &lt;strong&gt;la visite de la forteresse d'Exilles&lt;/strong&gt;, qui domine la vall&amp;eacute;e de Suse, encore plus fascinante. La curiosit&amp;eacute; s'est accrue avec le temps, mais personne, m&amp;ecirc;me plusieurs si&amp;egrave;cles plus tard, n'a jamais pu r&amp;eacute;v&amp;eacute;ler l'identit&amp;eacute; qui se cachait derri&amp;egrave;re le masque.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 30 Nov 2021 11:57:00 GMT</pubDate><guid isPermaLink="true">https://www.laboratorioaltevalli.it:443/nouvelles/qui-etait-le-masque-de-fer-l-homme-emprisonne-a-exilles-de-1681-a-1687</guid></item><item><title>Nicolas Catinat, le général français qui a détruit le château d'Avigliana</title><link>https://www.laboratorioaltevalli.it:443/nouvelles/nicolas-catinat-le-general-francais-qui-a-detruit-le-chateau-d-avigliana</link><description>&lt;p&gt;Vous avez peut-&amp;ecirc;tre d&amp;eacute;j&amp;agrave; admir&amp;eacute; l'impressionnant &lt;strong&gt;ch&amp;acirc;teau d'Avigliana&lt;/strong&gt; et vous vous &amp;ecirc;tes demand&amp;eacute; pourquoi il n'en restait que des ruines. Cette destruction est attribu&amp;eacute;e &amp;agrave; &lt;strong&gt;Nicolas Catinat&lt;/strong&gt; et &amp;agrave; ses troupes. Apr&amp;egrave;s son passage &amp;agrave; Avigliana, le ch&amp;acirc;teau, construit en 924 par le marquis de Turin Arduin le Glabre, n'a jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; reconstruit. Mais pourquoi Catinat a-t-il frapp&amp;eacute; Avigliana ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Catinat est l'un des plus grands strat&amp;egrave;ges militaires du XVIIe si&amp;egrave;cle, connu pour la minutie avec laquelle il &amp;eacute;tudiait les mouvements de troupes et pour sa technique de la ba&amp;iuml;onnette (l'utilisation d'une arme tranchante mont&amp;eacute;e sur le canon d'un fusil pour attaquer l'ennemi &amp;agrave; courte distance), mais aussi pour l'impitoyabilit&amp;eacute; avec laquelle il menait ses campagnes, semant la terreur et la destruction. Il a commenc&amp;eacute; sa carri&amp;egrave;re dans la Garde fran&amp;ccedil;aise et a fini par obtenir le titre de &lt;strong&gt;grand mar&amp;eacute;chal de France.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p data-entity-type="file" data-entity-uuid="c9079c1b-b839-4cdc-9b7e-ad2f73b0b2a7" style="text-align: center;"&gt;&lt;span&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/inline-images/Catinat (1)_0.jpg" border="0" alt="Nicolas Catinat, il generale francese che distrusse il Castello di Avigliana" data-entity-type="" data-entity-uuid="" /&gt;&lt;span title="Fare clic e trascinare per ridimensionare"&gt;​&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impact fort de Catinat sur notre territoire commence en 1686, lorsqu'il accompagne les Savoyards dans leurs campagnes de pers&amp;eacute;cution contre les Vaudois ; le 17 mai de cette ann&amp;eacute;e-l&amp;agrave;, il massacre plus de 60 d'entre eux dans le hameau de Balziglia (commune de Massello), dans le Val Germanasca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vall&amp;eacute;e de Suse a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;vast&amp;eacute;e par le passage des troupes du commandant fran&amp;ccedil;ais en 1690 apr&amp;egrave;s la &lt;strong&gt;bataille de Staffarda (&lt;/strong&gt;dans la province de Cuneo), o&amp;ugrave; l'arm&amp;eacute;e pi&amp;eacute;montaise de Victor Amadeus II de Savoie a subi une grave d&amp;eacute;faite face &amp;agrave; la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le duch&amp;eacute; de Savoie avait en effet d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de rejoindre la &lt;strong&gt;Ligue d'Auguste&lt;/strong&gt; (union de l'Angleterre, de la R&amp;eacute;publique des sept provinces unies, de l'Espagne, de la Su&amp;egrave;de et du Saint-Empire romain germanique contre la France de Louis XIV) bien qu'il ne dispos&amp;acirc;t pas de forces suffisantes ; une erreur qui permit aux troupes de Catinat de prendre le dessus sur les troupes italiennes et de s'&amp;eacute;tendre dans tout le Pi&amp;eacute;mont, en traversant le&lt;strong&gt; Val de Suse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/inline-images/Ruderi del castello_0.JPG" border="0" alt="Nicolas Catinat, il generale francese che distrusse il Castello di Avigliana" data-entity-type="file" data-entity-uuid="da1ab667-83a9-454c-ba00-09849eeb848b" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les villages travers&amp;eacute;s par les soldats fran&amp;ccedil;ais sont mis &amp;agrave; sac, les ch&amp;acirc;teaux de &lt;strong&gt;San Giorio, Villar Dora et Rivol&lt;/strong&gt;i sont pris d'assaut et celui &lt;strong&gt;d'Avigliana&lt;/strong&gt; est presque enti&amp;egrave;rement d&amp;eacute;truit, dans le but d'emp&amp;ecirc;cher son utilisation d&amp;eacute;fensive future. L'exp&amp;eacute;dition de Catinat se poursuit par la conqu&amp;ecirc;te de Nice, de la majeure partie de la Savoie transalpine et par l'occupation des villes pi&amp;eacute;montaises de Carmagnola, Rivoli, Saluzzo, Savigliano et Fossano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&amp;egrave;s avoir abandonn&amp;eacute; les campagnes de guerre, Catinat se retire dans le village de Saint-Gratien, o&amp;ugrave; il meurt le 12 f&amp;eacute;vrier 1712. De nouveaux forts savoyards furent construits sur des positions strat&amp;eacute;giques, comme le fort d'Exilles, de sorte que seule la silhouette du ch&amp;acirc;teau d'Avigliana subsista.&amp;nbsp;Le site alpin au-dessus de Fenestrelle o&amp;ugrave; Catinat et son arm&amp;eacute;e pass&amp;egrave;rent l'hiver 1693 est toujours appel&amp;eacute;&lt;strong&gt; Pra Catinat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class="img-fluid" src="/Media/AlteValli/inline-images/Il castelllo di Avigliana in una foto d'epoca.jpg" border="0" alt="Catinat, il generale francese che distrusse il Castello di Avigliana" data-entity-type="file" data-entity-uuid="dcd1443b-2caf-4463-8b9e-e70e618e5c92" /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 11 Apr 2020 16:12:00 GMT</pubDate><guid isPermaLink="true">https://www.laboratorioaltevalli.it:443/nouvelles/nicolas-catinat-le-general-francais-qui-a-detruit-le-chateau-d-avigliana</guid></item></channel></rss>